Solveig, majeure, légitime, et malheureuse.
Malheureuse?
Foutaise.
C'est fou comme on se plait dans le malheur, comme une fois qu'on y est, on se plait à y rester, à s'en convaincre, et a croire plus que tout à chaque larme qui coule.
Et pourtant elles coulent ces larmes...
Aujourd'hui pour lui, hier pour un autre lui, demain pour, surement, une multitude de Lui.
Vous savez ce Lui.
Celui-là.
Comme si il n'y en avait qu'un.
Ca a 18 ans tout juste, et ça sait déjà que c'était Lui.
Ridicule.
L'adolescence est une période si drôle.
Comme si chaque jour, chaque période était une nouvelle vie, comme si chaque jours amenait de nouvelles choses, comme si rien n'était perdu, et pourtant tout à la fois.
Hmm... La fatigue est mauvaise pour l'écriture.
"Les femmes se nourrissent de cette tension".
Vrai...
Tellement vrai.
A croire qu'on ne parle vraiment pas le même langage.
Peu importe...
A vrai dire, qu'est-ce qui importe vraiment au final?
De nos jours, on peut se moquer de tout.
Même de toi.
Tu me manques, et crois moi, c'est douloureux à dire.
Mais peu importe.
Dans quelque temps, un autre me manquera.
Alors peut-être que oui, peut-être qu'on aime ça, aimer les salops.
Alors peut-être qu'on bave devant les mecs bien des films à l'eau de rose, en se demandant pourquoi ils n'existent pas dans la vraie vie, mais qu'en fait ils existent bien, et que c'est juste que la fille à l'écran elle a l'intelligence de baffer le connard et d'embrasser le mec bien, plutôt que de pleurer pour le connard sur l'épaule du mec bien en l'appelant "ami".
Les filles sont cons.
Les mecs aussi.
C'est du gâchis tout ça !
C'est du gâchis, c'est des rires perdus, c'est être sur la même longueur d'onde, à tel point que en fait, bah c'est pas possible.
Peu importe...
Parce-qu'au fond, tout ça, ce n'est que du cinéma.
Et la seule chose qu'on croit vrai c'est ces larmes qui coulent.
Alors on s'y attache.
Alors qu'en fait, c'est juste notre corps qu'en peux plus de toute cette tension qu'on s'inflige, qu'est trop jeune pour les cheveux blancs, ou encore les arrêts cardiaques, alors il pleure. Puis il pleure, mais il s'en fou du pourquoi du comment. Il pleure, et c'est notre esprit qui trouve une raison, et qui l'appelle Lui.
Pleurons sans raisons mes enfants.
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